Dédiée à l’étude de la Seconde Guerre mondiale, la bibliothèque compte plus de 800 ouvrages. Chaque année les acquisitions varient en fonction des sujets du Concours national de la Résistance et de la Déportation. Une section est dédiée à la littérature Jeunesse. Les élèves qui préparent le Concours ou différents travaux scolaires sont les bienvenus.
Le fonds Guet (460 monographies) permet d’avoir une visibilité sur les différentes publications réalisées des années 50 aux années 80. Le reste de la bibliothèque, à vocation patrimoniale, évoque la Seconde Guerre mondiale dans les Hautes-Pyrénées et le reste de la France.
Les périodiques
Reflets de l’engagement d’hommes et de femmes, les périodiques d’associations sont des sources précieuses pour l’étude de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Ils nous permettent de comprendre : pourquoi ces associations se sont formées, comment elles luttent pour transmettre la mémoire de ces hommes morts pour la France. Au-delà des biographies, on retrouve des témoignages, des comptes-rendus de publications ou des projets de recherche. On peut y identifier tous les mécanismes mis en oeuvre pour transmettre la mémoire de cette période.
« Boutefeux » ou encore protectrice des prêtres et organisatrices de réseaux pendant la Révolution Française, les femmes jouent un rôle pendant les grands conflits de l’Histoire de France.
Avec la Seconde Guerre mondiale, les historiens s’intéressent à des facettes bien précises : femme déportée, femme résistante ou femme de résistant, collaboratrice. Malgré les nombreuses publications, les archives, déjà difficiles à trouver, ne concernent bien souvent que les hommes qui travaillent, sont militaires ou jouent un rôle dans un syndicat. Les archives sur les femmes sont bien souvent de l’ordre du privée : carnets, notes, témoignages, confidences dans la famille etc.
Une section jeunesse dédiée à la Seconde Guerre mondiale
Un ensemble de livres réalisés pour les enfants et les jeunes permet d’appréhender la Seconde Guerre autrement.
Ecrire pour les enfants n’est pas anodin. Comment peut-on leur parler de la guerre ? De la mort ?
Incarné par le personnage de Bruno, 9 ans et fils du Commandant de « Hoche-vite », dans Le garçon en pyjama rayé de John Boyne, un enfant ne peut concevoir l’horreur des camps ou des violences commises pendant la Seconde Guerre mondiale. Transmettre sans briser cette naïveté, lutter contre la haine sans provoquer la peur ou le rejet… tels sont les défis que les auteurs et illustrateurs ont relevé afin que « l’effroyable ne se reproduise pas » (Max Horkheimer).
Afin de parler de la Seconde Guerre mondiale les auteurs et dessinateurs des XXe– XXIe siècles s’approprient des typologies de la littérature jeunesse : roman, album, mais aussi bande dessinée et plus rarement les contes et le théâtre. L’exercice est particulièrement difficile, en raison de son sujet bien évidemment, mais aussi en raison de son support de transmission. En effet, éviter le stéréotype historique, idéologique ou la « mythologie manichéenne » (les bons d’un côté et les méchants de l’autre) est capital. La Seconde Guerre mondiale démontre bien que l’humanité est une lumière teintée d’obscurité.
Le récit de guerre permet d’accéder à une large palette de styles, dont le récit autobiographique de type témoignage. Le plus puissant reste celui de Primo Levi (1919-1987), Juif italien résistant arrêté en février 1944 et déporté à Auschwitz. Il publie en 1947 Si c’est un homme. Il est l’un des premiers à raconter la survie dans l’univers concentrationnaire.

La littérature jeunesse sur la Seconde Guerre mondiale offre une apologie de la vie malgré la noirceur de l’humanité. Tel David contre Goliath, les personnages principaux sont des héros malgré eux, mêlés au déchaînement de violences d’une guerre hors normes. Le texte et l’image sont au service des valeurs de solidarité, du don de soi et de la désobéissance civile, loin de la propagande et des glorifications guerrières présentes dans les manuels scolaires de la première moitié du XXe siècle.
« Faire du vélo, danser, siffler, découvrir le monde, me sentir jeune, savoir que je suis libre, voilà à quoi j’aspire », Journal d’Anne Frank, Anne Frank
Ouvrages consultables à la bibliothèque du musée – CNRD 2026-2027 : « Les étrangers dans la résistance (1940-1945) »
Nouveautés à la bibliothèque (dons, achats) :

















































