Découvrir nos fonds documentaires… les enquêtes de Marcel Boulin
Marcel Boulin, conservateur du musée Massey jusque dans les années 1980, a non seulement créée les deux collections Hussards et Bigorre Quatre Vallées, mais a participé à plusieurs missions ethnographiques avec le musée des Arts et Traditions Populaires (Paris). Le 17 mars 1956, il envoie un questionnaire à plusieurs paroisses des Hautes-Pyrénées sur le cycle de Pâques et les instruments sonores. Ce questionnaire complète des enregistrements sonores effectués par le Service d’Ethnomusicologie du musées des Arts et Traditions Populaires.
Le musée Massey conserve 6 crécelles dans la collection Bigorre Quatre Vallées dont :
Crécelle fabriquée pour André Laborde
Crécelle fabriquée en 1925 pour André Claverie.
Crécelle fabriquée en 1925 par Jean-Baptiste Laborde
Le reportage photographique, réalisé le 30 mars 1956 à Betpouey par Marcel Boulin, s’intéresse particulièrement aux toulouhous et aux crécelles mais il permet aussi d’apporter d’autres informations intéressantes : sur la liturgie, les vêtements liturgiques, l’église de Betpouey et son décor intérieur, les tenues des fidèles dans les années 50, notamment les impressionnants capulets noirs portées par les veuves.
L’arrivée au point de départ.
14h45 départ de la caravane de garçons qui parcourent les rues du village avec les crécelles et toulouhous pour annoncer : « OFFICE A 3 HEURES ».
Les garçons parcourent les rues du village avec crécelles et toulouhous pour annoncer : « OFFICE A 3 HEURES ».
Les enfants se poursuivent entre eux en menaçant du bruit des engins.
Les garçons font jouer les crécelles et les toulouhous sur la place.
Garçons faisant fonctionner crécelles et toulouhous.
Garçons munis de crécelles et toulouhous.
14h58. Garçons avec crécelles et toulouhous peu de temps avant le commencement de l’office.
Garçon faisant fonctionner un toulouhou.
Les hommes sont au café, ils en sortent, se dirigent vers l’église.
Eglise paroissiale. Vue extérieure. Façade Est.
L’office commence. Vue de la tribune.
Les enfants du village se mettent en place pour l’office, avec leurs instruments.
La croix est dépouillée par le prêtre de son linge violet.
La croix dépouillée est présentée aux fidèles, le prêtre donne l’ordre aux garçons de manoeuvrer leurs instruments. Les enfants de choeurs n’utilisent pas leurs toulouhous.
Le baiser de la croix par les fidèles.
Durant l’office les rues du village étaient désertes.
La maison faisant face au presbytère.
A la sortie de l’office, les instruments sont réunis en action.
Claudie Marcel-Dubois s’informe sur le fonctionnement du toulouhou.