Depuis l’ouverture de l’exposition Zelman Utkès, emporté dans la tempête, le musée de la Déportation et de la Résistance poursuit les recherches autour de cet artiste d’origine polonaise. Deux objectifs pour le musée : l’identification de potentiels ayants-droit et le traçage des différentes relations qu’entretenaient Berthe et Zelman Utkès durant leur séjour à Tarbes.
Les consultations des différentes bases de données (OFPRA, Jewish Gen, Gallica…), la prise de contact avec différentes institutions patrimoniales (mahJ, Archives départementales, Musée d’Israël) ou bien encore les entretiens avec des habitants de l’American Park (quartier Vignemale-Castors) ont porté leurs fruits. Les grandes inconnues concernant l’artiste et son épouse se dissipent petit à petit…
Aujourd’hui, l’équipe du musée en sait davantage sur :
Les prénoms des membres de la famille de Zelman : ses parents, Czerna (Tcherna) et Ajzik (Aïzik), et une de ses sœurs : Masza (Macha)
Les créations antérieures aux années 20, notamment durant ses études à l’école Bezalel de Jérusalem
Les nombreuses participations de l’artiste au Salon des indépendants entre 1925 et 1934 : la liste des œuvres exposées démontrant bien que Zelman Utkès glisse progressivement vers la pratique de la peinture, après avoir surtout été un sculpteur
L’existence d’un quatorzième tableau, resté à Tarbes également, qui a été vendu en ligne dans le courant des années 2010
L’amitié du couple Utkès avec le journaliste et auteur Roger Grenier (1919-2017) soulève que les Utkès lui avaient prêté leur appartement parisien à l’été 1943. Roger Grenier le quittera juste après l’arrestation du couple à Tarbes : les Allemands poseront des scellés sur la porte du logement. L’inventaire de cet appartement, signé « R.G. » fait partie du dépôt dans nos collections : 12 tableaux y sont mentionnés, des œuvres qui ont été probablement dispersées et/ou détruites…




