Les archives privées du musée Massey
Dans un état d’esprit méthodique et classificatoire Marcel Boulin, conservateur du musée, a créé une documentation importante en lien avec les collections. Il reprend ainsi la méthodologie requise en Ethnologie qui est de coupler à la collecte d’objets, une enquête de terrain et une étude documentaire.
Trois grands axes sont étudiés dans la collection Bigorre Quatre Vallées : le milieu naturel, le genre de vie, l’Histoire et les manifestations artistiques.
- Fonds Bazeillac : archives familiales de la maison Bazeillac à Arrens-Marsous (1781-1922)
- Fonds Brougnes-Lafferanderie : archives familiales de la maison Brougnes-Lafferanderie à Vic-Bigorre (1668-1891).
- Fonds Frabe : archives familiales de la maison Frabe à Sazos (1695-1937)
- Fonds Sempastous : photographies, dessins et cartes postales prises en Afrique du Nord et à Dakar (Sénégal) : fin XIXe-début XXe siècles.
- Fonds Théophile Gautier : correspondances et articles de presse sur l’un des plus grands écrivains français natif de Tarbes (1824-1963).
- Fonds Louis Mathet (1853-1920), artiste bigourdan et praticien d’Auguste Rodin : archives privées (1878-1922) et photographies d’œuvres d’art (1884-1912).
- Fonds Lyre tarbéenne : archives et photographies sur l’association (fin XIXe – début XXe siècles)
Les archives privées de la maison natale du maréchal Foch
Destinées à étudier le parcours du maréchal Foch, les archives privées conservées à la maison natale permettent aussi de comprendre les enjeux de cette Grande Guerre.
- Fonds Jean Lamolle : correspondances, articles de presse, archives manuscrites (première moitié du XXe siècle).
- Fonds Paul Laperche, interprète du maréchal Foch pendant l’Armistice du 11 novembre 1918. (archives tapuscrites et manuscrites produites en novembre 1918).
- Fonds Jean François Orcel, minéralogiste et professeur au musée d’histoire naturelle de Paris : film Pathé-Baby : « obsèques de Ferdinand Foch », 1929.
- Fonds Ferdinand Foch : documents manuscrits, tapuscrits produits et reçus par la famille Foch et son entourage (1864-1929)
Les archives privées du musée de la Déportation et de la Résistance des Hautes-Pyrénées
Les archives privées ont été collectées afin de comprendre le rôle et la vie des hauts-pyrénéens pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Fonds Auguste Lamousse : Héros de la résistance et des combats de la Libération, Auguste Lamousse, dit « Valentin », s’engage dès 1940, alors qu’il est ouvrier ajusteur à l’Arsenal de Tarbes. Le fonds se compose de documents dactylographiés, manuscrits et iconographiques (photographies), couvrant la période 1918-1975.
- Fonds Lansac : Ce fonds modeste réunit quatre pièces illustrant le parcours d’un ancien déporté du département des Hautes-Pyrénées. Le Docteur Jean Lansac est une figure emblématique de la Résistance haut-pyrénéenne, appartenant aux premières heures de la résistance aux Mouvements Combat et Libération ; il endosse la responsabilité de chef départemental sanitaire pour l’Armée Secrète et appartient au Comité médical de la Résistance
- Fonds Stutinsky : Ce fonds comportant une dizaine de documents renseigne sur le parcours d’un Mosellan, de confession juive, réfugié puis résistant des Hautes-Pyrénées. Né en 1911 à Creutzwald-Lacroix, il est mobilisé en 1939 en tant que sergent aviateur. Il parvient à échapper à la captivité dès 1940. Herbert Stutinsky et sa famille quittent Paris à la fin du printemps 1940. Réfugiés dans l’Indre-et-Loire entre 1940 et 1942, les Stutinsky déménagent ensuite dans le village de Saint-Laurent-de-Neste du début 1942 au printemps 1945. Herbert Stutinsky participera à l’été 1944 aux combats de la Libération de Tarbes, plus précisément du côté de la gare. La déroute des Allemands du 18 au 19 août 1944 donne l’occasion à plusieurs résistants de collecter des archives ou des objets ayant appartenus aux troupes d’occupation, tels des trophées de guerre. Stutinsky récupère ainsi un rapport en allemand listant les sabotages des FFI, entre le 15 et le 16 août 1944.
- Entreprises Panhard-Levassor : Après la Débâcle du printemps 1940, les Entreprises Panhard et Levassor quittent leurs usines de Puteaux pour s’installer à Tarbes, au 19 boulevard de l’Arsenal. Ce petit fonds apporte d’une part un éclairage sur les sociétés françaises de la banlieue parisienne repliées dans le sud de la France suite à l’invasion allemande en mai-juin 1940 dans une volonté de préservation de l’économie française.
- Fonds de témoignages : Le fonds documentaire du musée de la Déportation compte plusieurs archives sonores ou vidéos, de précieux témoignages de celles et ceux ayant vécu la Seconde Guerre mondiale, dans le département. Une bonne partie de ce fonds est en cours de traitement et de numérisation