Galeries virtuelles

Fonds documentaires – maison natale du maréchal Foch

« La Pologne n’a pas encore péri,
Tant que nous vivons.
Nous reprendrons par le sabre,
Ce que la violence étrangère nous a pris
. »

Hymne national polonais, 1797.

En cette fin de Première guerre troublée, le maréchal Foch s’évertue à promouvoir la liberté et l’entente entre les vainqueurs. Le Traité de Paix, tel qu’il a été rédigé le 28 juin 1919, ne protège pas, selon lui, l’Europe d’une prochaine guerre. Le maréchal Foch exprime à plusieurs reprises, publiquement, ses craintes quant à un possible réarmement de l’armée allemande : « Paroles prophétiques dont la justesse vient d’être tracée dans l’histoire en caractère de sang » (Général Weygand, Foch, Flammarion, Paris, 1947). Il invite les dirigeants à protéger cette paix et à renforcer les relations avec les jeunes nations issues du Traité de Paix comme la Tchécoslovaquie et la Pologne qui sont perçues comme de nouveaux alliés et amis.

Lorsque Ferdinand Foch est invité en Pologne en avril-mai 1923, il a déjà montré son soutien à ce pays, à ce peuple qui possède selon lui une vitalité, un patriotisme et une force digne d’admiration. La défaite de l’Allemagne, de l’Autriche-Hongrie et les bouleversements en Russie ont favorisé l’indépendance de la Pologne.

Ce voyage est une sorte de périple diplomatique qui fait partie des moyens pour consolider les liens et l’amitié entre les deux nations. A chaque déplacement, Ferdinand Foch reçoit de nombreux cadeaux, signes tangibles du respect et de l’admiration qu’il suscite. Chaque cadeau est précieusement conservé et présenté dans son hôtel particulier à Paris jusqu’au décès de son épouse en 1950.

Foch et la Pologne

Foch avait une affection particulière pour la Pologne. Est-ce parce qu’il a rencontré plusieurs nobles polonais (comte Alexandre Czosnowski, le Prince Michel Zadziwil etc) au collège saint-Clément (Metz) ? Le grand-père de Foch, le Chevalier d’Empire Romain Dupré, s’est battu en Pologne lors des guerres napoléoniennes, lui a a t’on raconté les récits de ce grand-père lorsqu’il était enfant ?

En tous cas, il était un défenseur de la Pologne, de sa nation et croyait en son armée. A son décès en 1929, on peut lire dans le Kuryer Wurszawski :

« La Pologne gardera le souvenir inaltérable de la noble figure du maréchal Foch, qu’elle place au même rang que ses plus chers héros nationaux, et elle restera fidèle à cette admiration qu’elle a toujours ressentie pour les vertus de chef et de patriote qui illustrèrent ce grand fils de la France qui a donné tant de preuves de son sincère attachement et de sa précieuse amitié envers la Pologne« .

Foch, maréchal de Pologne

Foch est nommé maréchal de Pologne, distinction rare et symboliquement puissante car elle fait écho aux relations franco-polonaises au temps de Napoléon Ier. En effet, l’Empereur incarne l’espoir aux yeux des polonais qui espèrent retrouver leur souveraineté grâce à lui.

En 1795, le dernier roi de Pologne, Stanislas II Auguste Poniatowski, a abdiqué. La Pologne est fractionnée au profit de la Russie, l’Autriche et la Prusse.

Maréchal Foch inspectant les opérations sur le Front de l’Ouest en 1918, KOSSAK Wojciech, N°Inv. 2010.0.36, collection de la maison natale du maréchal Foch, Tarbes.

Des officiers et des soldats polonais intègrent l’armée du Directoire, espérant que Napoléon rétablisse l’unité polonaise. Ils sont plus de 100 000 à œuvrer dans l’armée napoléonienne sous le commandement du prince Jozef Poniatowski (1763-1813) qui est élevé au rang de maréchal de France en 1813. Il incarne, dans l’histoire polonaise, le militaire aux vertus chevaleresques.Il meurt à la bataille de Leipzig (1813).

Lors de son voyage, le maréchal Foch est invité à redécouvrir, sous forme de monstration, la statue de Jozef Poniatowsky. L’œuvre, inspirée par la sculpture équestre représentant l’Empereur Marc Aurèle (Rome), a été réalisée par le sculpteur danois Bertel Thorvaldsen en 1830-1832.

L’art polonais

L’imaginaire patriotique polonais est riche, notamment car la disparition de l’Etat a renforcé le sentiment de la Nation. La polonité vit à travers les arts et la littérature. Depuis le XVIIIe siècle, l’art polonais se nourrit des influences néoclassiques puis romantiques. Au XIXe s.Les peintres polonais sont invités à présenter leurs oeuvres à Paris, Munich, Vienne. Entre modernité et traditions populaires, la peinture polonaise exalte les ethnies, l’Histoire, la mythologie nationale et poursuit une longue tradition de portraits, genre pictural cher à la noblesse polonaise. L’art a une fonction forte car l’identité polonaise a été malmenée: les collections royales et privées ont été pillées et envoyées en Russie, la langue polonaise est interdite après 1830. Dans les oeuvres et les documents offerts au maréchal Foch, on retrouve toutes ces caractéristiques formelles qui oscillent entre réalisme, allégories et folklore.

Adresses et diplômes offerts au maréchal Foch

Le reportage photographique du voyage en Pologne

Fonds documentaires – musée Massey

Louis Dominique Mathet est né à Laloubère (canton sud de Tarbes) en 1853. Marié à Rose née Bégarre, il poursuit une carrière de sculpteur et expose au Salon des Artistes Français de 1884 à 1914. Il est d’abord l’élève de Menvielle, Nelli, Géruzet et Journès puis il intègre l’atelier d’Augustin Dumont (1801-1884) à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Praticien dans les ateliers d’Auguste Rodin (1840-1917), Alexandre Falguière (1831-1900) et Eugène Guillaume (1822-1905), il vivait au 54, boulevard Montparnasse à Paris où il s’éteint en 1920. En plus de ses activités de praticien il possédait son propre atelier. Louis Mathet fait parti de ses grands sculpteurs bigourdans qui ont marqué la production artistique tarbaise.- Il participe à la réalisation de chefs-d’oeuvre d’Auguste Rodin comme la Tempête ou Le secret.

La Lyre Tarbéenne (Hautes-Pyrénées) est une société chorale, un orphéon qui existe depuis le milieu du XIXe siècle. Elle participe à de nombreuses manifestations artistiques et culturelles en France. On peut dénombrer jusqu’à 100 chanteurs. Elle présente autant de chants patois que des grands classiques. 2 directeurs ont marqué l’histoire de l’orphéon : Albert Joly et Léon Bordères. La Lyre Tarbéenne côtoie l’excellence et remporte de nombreux Prix. Le musée Massey conserve plusieurs objets et documents donnés afin de conserver la mémoire de ce patrimoine immatériel. Les Archives municipales conservent le fonds de partitions musicales (cotes : 129Z1 – 129Z74 ; 183Z1).

La documentation

Les objets et documents conservés au musée Massey

Dés les origines du musée Massey, la commune reçoit en don plusieurs objets extra-européens : statuettes, dessin, couteau et paire de baguettes chinoises, coffre et couteau africains rejoignent les collections en 1867. L’intérêt pour les autres civilisations est significatif et est avant tout pédagogique : voir pour comprendre et éveiller la curiosité.

Ce n’est qu’en 1992-1993 que le musée s’enrichit d’autres objets africains (autres qu’en lien avec les régiments hussards). La collection Sempastous comprend plusieurs dizaines de cartes postales, photographies, dessins, cartes et diplômes, de nombreux objets et reptiles en flacon.

Les cartes postales [prises entre 1902 et 1924]

Les photographies

Les dessins

 

Enfant de Tarbes, Théophile Gautier (1811-1872) naît dans une maison rue du Bourg-Vieux (actuelle rue Brauhauban). Auteur du Capitaine Fracasse (1863), du Roman de la momie (1858),  il excelle autant dans l’art de la poésie que du roman. Il fait partie des grandes gloires de Tarbes avec Isidore Ducasse (1846-1870), auteur des Chants de Maldoror (1869), qui a été scolarisé au lycée impérial de Tarbes (actuel lycée Théophile Gautier). Son père est muté à Paris en 1814. Théophile Gautier s’adonne à la peinture dés son plus jeune âge et conserve une grande sensibilité artistique qui lui permet d’écrire plusieurs articles et critiques sur les Salons. Il se constitue une collection privée composée d’œuvres d’Eugène Delacroix, Léon Bonnat, Théodore Chassériau etc.

La ville de Tarbes lui rend hommage à différentes occasions notamment à travers des expositions. Du 16 juin au 1er septembre 1963, Marcel Boulin, conservateur du musée Massey organise une exposition avec plusieurs prêts à la Bibliothèque nationale de France. A ce moment-là le conservateur initie une politique de collecte (principalement des portraits et des documents autographes) sur Théophile Gautier. En 1993, le musée reçoit le pupitre de l’écrivain, anciennement utilisé dans sa chambre de sa maison de Neuilly-sur-Seine.

 

Des ouvrages consultables à la bibliothèque du musée Massey :

 

Pour en savoir plus :

  • Archives Départementales de la Seine-et-Marne [en ligne] : https://archives.seine-et-marne.fr/fr/theophile-gautier-1811-1872 (consultée le 04/12/2025)
  • Bibliothèque nationale de France [en ligne] : https://data.bnf.fr/fr/ark:/12148/cb11904435k (consultée le 04/12/2025)
  • Bibliothèque nationale de France [en ligne] : https://essentiels.bnf.fr/fr/image/475ce51b-0f7f-4fdb-94f9-b7d6817dcbdb-theophile-gautier-1811-1872-1 (consultée le 04/12/2025)
  • Société Théophile Gautier [en ligne] : http://www.theophilegautier.fr/ (consultée le 04/12/2025)

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