La Maison natale fait partie des plus anciennes demeures de Tarbes.
Nous connaissons l’existence de la « Maison Foch » depuis le XVIe siècle. A l’origine elle formait un seul corps avec la « Maison Briquet », famille de notables, prestigieuse, qui recevait notamment les représentants du roi.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle la maison est rénovée par le Chanoine Alexandre Gemit de Luscan, chanoine de la cathédrale de Tarbes.

En 1805, Pierre Clair de Fondeville (1752-1828), maire de Tarbes, divise la propriété en deux et vend séparément les maisons. Plusieurs locataires se sont partagés le rez-de-chaussée et le 1er étage, principalement au XIXe et au début du XXe siècle.
Les parents de Ferdinand Foch sont tous deux originaires de la région.
En 1849, la famille Foch arrive à Tarbes et loue le 1er étage de la maison, le grenier et les combles, occupés par des domestiques. Bertrand-Jules Napoléon Foch (1803-1880), père de Ferdinand Foch, travaille pour la Préfecture comme Secrétaire Général.
« A tous ceux qui l’ont connu, il a laissé le souvenir d’un homme d’une haute conscience, profondément attaché à tous ses devoirs. » Rapports et délibérations du Conseil général des Hautes-Pyrénées, Veuve P. Lescamela, imprimeur de la Préfecture, Tarbes, 1920.
Bertrand-Jules Napoléon Foch, son épouse Sophie Dupré (1812-1883), leurs enfants et Romain Dupré (1771-1852), père de Sophie et chevalier d’Empire, vivent ensemble avant la naissance de Ferdinand.
La famille Foch loge dans la maison natale jusqu’en 1863.
Fière d’avoir été le berceau du Commandant en Chef des Forces Alliées, la Ville de Tarbes s’intéresse de près à la « Maison Foch ». En 1918, la municipalité souhaite acheter la maison dans le cadre d’un « pèlerinage historique pour tous les visiteurs de nos Pyrénées » (délibération municipale, N° d’ordre : 19180512, 1D1/31, 14/11/1918, Archives Municipales de Tarbes)
Ce n’est finalement que le 16 août 1941 que la maison natale est déclarée d’utilité publique : l’Etat en devient propriétaire. Un musée y est aménagé en 1951.
Le trésor de la maison Foch
C’est au cours de travaux d’entretien et de réparation que les agents municipaux de la Ville de Tarbes découvrent un ensemble de 186 pièces de monnaie. Datées du XVIIe au début du XXe siècle, cet ensemble est composé d’1 pièce en or, 139 pièces en argent, 37 pièces en bronze et 9 pièces de monnaie de remplacement. Trouvées entre 1970 et 1972, ce « trésor » au sens littéral du terme, a été remis au conservateur du musée Massey, Marcel Boulin, pour intégrer la collection Bigorre Quatre-Vallées. Lorsque le musée Foch a été créé en 1951, l’Etat était propriétaire du bâtiment alors que la Ville de Tarbes était propriétaire de la collection et avait en charge les travaux de restauration et d’entretien. La maison Foch a alors fait l’objet de nombreux chantiers : suppression des parquets au rez-de-chaussée, réfection des menuiseries et des enduits etc.
Cet ensemble monétaire intrigue par sa variété de provenances : Belgique, Italie, Allemagne, Espagne, Grèce, Danemark, Chili ! La plus ancienne date de 1664… ces pièces sont le reflet de l’histoire de la maison.





