La collection

Dès 1918 la ville de Tarbes souhaite acquérir la maison natale du maréchal Foch pour rendre hommage et conserver la mémoire du grand héros de la Première Guerre mondiale. Au décès de l’épouse du maréchal, Julie Bienvenüe (1860-1950), la famille offre plus d’une centaine d’objets et de documents à la Ville de Tarbes pour créer un musée en l’honneur de Ferdinand Foch (1851-1929).

Ces œuvres sont en majorité des cadeaux offerts lors des voyages (Hautes-Pyrénées, Etats-Unis, Pologne, Tchécoslovaquie) réalisés à la fin de la Première Guerre mondiale. Certains datent de l’enfance et concernent l’ensemble de la famille.

Le musée est inauguré en 1951 en présence du président de la République Vincent Auriol (1884-1966).

La collection contient des œuvres de grands artistes comme Alfons Mucha, Gustave Doré, Gilbert Bellan, Albert Besnard, Alexandre Roubtzoff, Pierre-Jules Mène, Robert Wlérick, Firmin Michelet, Bouchor Jules-Félix, Jean-Paul Laurens.

« Vous croyez aux dons naturels ? … Non, on travaille, on s’acharne ! Il n’y a que cela ! Même pour les artistes. Ceux que je connais sont de grands travailleurs. Ils possèdent leur métier à fond. Ils l’étudient. Ils s’acharnent… Ne comptez pas sur les dons ! Travaillez ! », En écoutant le maréchal Foch, Charles Bugnet. Paris : Editions Bernard Grasset, 1929.

La bibliothèque familiale Foch fait parti des documents que la famille a donné à la ville de Tarbes pour créer la maison natale.

Cette bibliothèque démontre l’investissement de la famille pour éduquer ses enfants. On y distingue des ouvrages qui forment l’âme et l’esprit.

Dans les annotations sur les livres on retrouve l’itinéraire de la formation intellectuelle des enfants Foch (Ferdinand, Gabriel, Germain) : lycée de Rodez, Ecole Libre Saint-Michel de Saint-Etienne, le Séminaire de Polignan, Polytechnique.

Cour du collège saint-Clément, Metz, Cote : Dipl.MF2024.76, Fonds Foch, maison natale du maréchal Foch, Tarbes.

Histoire, Droit, Géographie, Poésie, Algèbre sont bien représentés, tout comme le Théâtre, la Philosophie et les grands orateurs grecs : Euripide, Isocrate, Platon, Démosthène.

Parmi les nombreux ouvrages, on distingue le Dictionnaire de la Conversation et de la lecture (1833-1839), qui a connu un grand succès lors de sa parution, et la fameuse Histoire du Consulat et de l’Empire (1845) d’Adolphe Thiers que les biographes de Foch évoquent dans leurs écrits.

La présence d’ouvrages religieux montre que la formation spirituelle a une place importante : la pratique religieuse est associée à une solide formation spirituelle, à tel point que Charles Bugnet écrivait : « Sa prière est continuelle. Ce n’est pas un remuement de lèvres, mais un don complet de soi-même, une élévation de l’âme ».  Son frère Germain est devenu jésuite, recteur de la Maison des Jésuites de Vals et sa sœur Jenny Foch était présidente des Enfants de Marie. Elle a aussi participé à la collecte de fonds pour la construction de l’église Saint-Antoine (Tarbes).

La question de la formation était pour le maréchal Foch une nécessité. Un soldat devait avoir un sens moral, un savoir professionnel et un entraînement physique. Ce souci de la formation il se l’imposait à lui-même : « Ce sont des héros [les soldats] qui ont fait des choses merveilleuses. Quand on se sent le chef de gens comme cela, à quelle hauteur doit-on se hausser pour les commander en étant digne d’eux ! », Le Maréchal Foch, l’homme, l’œuvre, l’inspiration, Abbé Louis Rouzic, Paris : Pierre Téqui, 1934

 

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