Nombreux ont été les Comités du Souvenir qui ont été constitué à la mort du maréchal Foch.
Leurs histoires sont en lien direct avec la création de la Maison natale du maréchal Foch, l’érection de statues dédiées ainsi que les nombreuses manifestations commémoratives.
Le Comité Foch de Tarbes est une association qui a pour objectif de faire perdurer la mémoire du maréchal Foch.
FOCH, son attachement à Tarbes, au 35ème et au quartier Soult
Le jeune Ferdinand FOCH naît à Tarbes en 1851 dans une famille pyrénéenne. Au gré des affectations de ses parents, il suit de brillantes études qui le mènent à Polytechnique où il choisira de rester dans l’armée et dans l’artillerie en particulier.
En 1873, à la fin de sa formation d’officier d’artillerie, nommé sous-lieutenant, il est affecté selon son choix au 24ème Régiment d’Artillerie qui venait tout juste de rejoindre le Quartier Soult tout nouvellement sorti de terre à Tarbes.
Promu capitaine en 1878, il poursuit sa carrière d’artilleur avant d’intégrer l’Ecole supérieure de Guerre en 1887 pour y être breveté et y revenir par la suite pour y enseigner de façon magistrale en élaborant sa doctrine stratégique.
En 1903, promu colonel, il prend le commandement du 35ème Régiment d’Artillerie à Vannes en Bretagne pour en faire un très bel outil de combat.
Dès 1907, il est promu général de brigade et nommé au commandement de l’artillerie du 20ème corps d’armée.
En 1908, il obtient le commandement de l’Ecole de Guerre (ESG). Comme directeur, il poursuit l’œuvre de longue haleine entamée comme professeur, démarre alors la véritable carrière du futur Maréchal Foch.
Quittant l’ESG en 1911, général de division, il prendra le commandement de la 13ème Division d’Infanterie, puis le 20ème corps d’Armée à Nancy en 1913. En 1914, devant la poussée allemande le général Foch prend le commandement de la IXème Armée où combat le 35ème RA qui participe à stopper la poussée allemande vers Paris sur la ligne Fère Champenoise – Vitry le François. Puis très rapidement, il mènera une offensive en direction de Chalons sur Marne pour repousser l’ennemi une quarantaine de kilomètres en direction du nord.
Après plusieurs commandements et missions auprès du ministre de la Guerre, il reçoit, le 18 avril 1918, le titre de » général en chef des armées alliées en France » lui permettant de coordonner toutes les actions des armées alliées pour les mener à la victoire. Le 7 août 1918, le Général Foch est élevé à la dignité de maréchal de France.
Le 11 novembre 1918, à Rethondes, l’armistice est signé, sous sa responsabilité, au nom des armées alliées.
En 1918, la ville de Tarbes décide que la rue St Louis portera désormais le nom de rue de la Victoire où est située sa maison natale et que la rue des fossés portera le nom de rue maréchal Foch.
En septembre 1919, il sera reçu par sa ville natale et tous ses habitants de façon magistrale. Il visitera la maison où il est né, accompagné de ses proches.
Il se trouve aussi qu’en avril 1947, le 35ème RA, venant d’Allemagne, sera transformé en régiment d’artillerie légère parachutiste, dans sa ville natale, au quartier Larrey pendant 4 années et puis au quartier Soult où le sous-lieutenant Foch à fait ses premiers pas d’officier d’artillerie.
Comme chaque année, le 35ème RAP, descendant du régiment du colonel FOCH, lui rend les honneurs avec la présence du fanion de commandement du Maréchal et celle de monsieur Cruz portant la tenue d’un poilu de 1914.
Les_maires_de Tarbes_et_le comite_Foch
– Société des Amis du Maréchal Foch/ Société des Amis du Maréchal Foch (Paris) :
Créée le 29 juillet 1933, la Société des Amis du Maréchal Foch a vu son activité s’interrompre en 1939 et a été reconstituée en 1951 en prévision des commémorations pour la naissance du Maréchal Foch à Paris et dans le reste de la France.
La Société des Amis du Maréchal Foch a été dissoute le 26 octobre 1954 et changea de nom pour devenir la Société des Amis et du Souvenir du Maréchal Foch. En effet, la première société n’était composée que des proches du Maréchal, ce qui limitait les adhésions.
Statuts et missions
Parmi les statuts et les missions de la Société on remarque les éléments suivants :
– Faire perdurer la mémoire du maréchal Foch
– Susciter la création de statues et de monuments à la gloire du Maréchal Foch
– Organisation de cérémonies religieuses ou civiles
– Permettre l’achat de la Maison natale du maréchal Foch et la création du Musée Foch
Membres notables
Les membres de ladite Société étaient principalement des amis ou des personnes ayant connu le maréchal Foch de son vivant. On peut noter que le Général Weygand était le Président de la Commission Exécutive du Comité, Jean Lamolle était le Secrétaire de l’association et Firmin Michelet, sculpteur tarbais était aussi adhérent.
Sources :
– « Historique de la Société des Amis du Maréchal Foch », Documentation de la Maison Natale du Maréchal Foch (Tarbes). La création de la Société des Amis du Maréchal Foch puis la constitution et la composition du bureau de ladite Société ont été évoqué dans Le Semeur des Hautes-Pyrénées en date d’août 1933.
– Bulletin de la Société des Amis et du Souvenir du Maréchal Foch, Juin 1955.
Le rôle de Jean Lamolle
Jean Lamolle est un personnage central dans l’histoire des Comités et de la Maison natale du maréchal Foch. Auteur des « Billets de Paris. Entre nous, Bigourdans…» publiés dans le journal « Paris-Bigorre » (mensuel des Hautes-Pyrénées de la région parisienne), dans les années 1940-50 dont il était Rédacteur en chef. Il était aussi Trésorier-Fondateur du Comité National du Monument au Maréchal Foch. Il joua un rôle central en créant un lien entre le Comité Foch de Tarbes et la Société des Amis du Maréchal Foch à Paris.
En 1952, la Direction des Musées de France a refusé de créer un poste de Conservateur. Jean Lamolle s’est retrouvé nommé par arrêté Conservateur adjoint du Musée Foch alors qu’il n’était que bénévole. Il renonça à sa mission d’adjoint à l’Architecte des Monuments de France en raison de nombreuses difficultés.
Evolution de la Société
En 1957, 170 membres faisaient partie de la Société des Amis du Souvenir du Maréchal Foch. Afin de diversifier les activités de l’association ils créèrent le Prix « Maréchal Foch » décerné par l’Académie Française. « Ce Prix a pour objet de récompenser un ouvrage intéressant l’avenir de la Défense Nationale. Il était attribué à un auteur de nationalité française, Officier, Ingénieur, Savant ou philosophe qui aura écrit un livre non de pure technique, accessible à tout lecteur cultivé de nature à favoriser les progrès de l’art et de la science militaires».
La Société a longtemps milité pour l’achat de la Maison Natale du Maréchal Foch et pour la création du Musée Foch en 1951. Il est intéressant de noter que la collection trouve ses origines dans le legs du Maréchal Foch mais aussi grâce aux dons du Général Weygand et de Firmin Michelet membres de la Société des amis du Maréchal Foch. La Société participa aussi autrement en donnant 250.000 francs pour l’aménagement du musée et l’achat de la maison.
– Le Comité national du Centenaire de la naissance du Maréchal Foch (Paris)
Comité chargé d’organiser les cérémonies et les événements pour le Centenaire de la naissance du Maréchal Foch dont le Président était Louis Jacquinot, ancien Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. Mesdames Fournier-Foch et Bécourt-Foch étaient aussi membres de ce Comité.
Sources :
–Bulletin de la Société des Amis et du Souvenir du Maréchal Foch, N°7, Décembre 1957.
-« Historique de l’achat de la Maison Natale du Maréchal Foch », Documentation de la Maison Natale du Maréchal Foch, Tarbes.
-« Histoire de la collection du Musée Foch », Documentation de la Maison Natale du Maréchal Foch, Tarbes.
– Le Comité national du Monument au Maréchal Foch (Paris).
Créé en 1951 sur la suggestion du Général Weygand, ce Comité était chargé de trouver des fonds pour ériger les statues en mémoire du Maréchal Foch dont l’exemple le plus probant est la sculpture équestre du Trocadéro à Paris réalisée par Robert Wlérick et Raymond Martin.
Créé en 1929 suite au décès du maréchal Foch, le Comité Foch avait pour mission de conserver le souvenir du maréchal et de l’honorer via plusieurs manifestations publiques. La plus probante a été l’érection de la statue du Maréchal Foch à Tarbes en 1935. Ainsi, le maire de Tarbes Alexandre Boué a créé un Comité « composé de personnalités sans distinction d’opinions ou de croyances qui sera chargé de l’érection du monument » et de gérer la souscription nationale et internationale.
En 1951, le Comité œuvre pour l’ouverture du Musée (le 20 octobre 1951) ainsi qu’à l’organisation du Centenaire de la naissance du aréchal Foch avec la Commission des Fêtes et des Finances de la Ville de Tarbes.
Après 1951, le Comité est tombé en désuétude et c’est en 1957 que le maire Marcel Billières (maire de 1953 à 1959) décide de reconstituer le Comité Foch à Tarbes et de le réduire afin de mener de nouvelles missions. Il devint alors le Comité du Souvenir du Maréchal Foch.
Le Comité du Souvenir du Maréchal Foch a toujours entretenu des liens étroits avec la Société des Amis du Maréchal Foch à Paris dont les missions étaient plus ou moins similaires.
Il a participé au développement du Musée Foch en organisant des expositions et en collectant des informations sur le Maréchal Foch.
16 décembre 1957 : Suite à la réunion réalisée au mois de novembre 1957 et des décisions prises par le Maire (en tant que Président du Comité Foch), Jean Martin, Architecte du Département des Hautes-Pyrénées, rappelle au maire et au Comité Foch, les fonctions de chacun : le conservateur du Musée Foch est officiellement l’Architecte des Monuments de France. Seule la Ville et l’Architecte des Bâtiments de France ont la responsabilité des objets.
Dans les années 1980, le Comité s’investit encore plus dans la gestion de la Maison Foch sous l’impulsion de Melle Lucienne Michou.
Aujourd’hui le bureau du Comité Foch est dirigé par le lieutenant-colonel Bernard Delaval (2026).







