Ferdinand Foch est bien évidemment une personnalité essentielle pendant la Première Guerre mondiale. A son décès en 1929, les publications se multiplient pour relater son enfance mais aussi et surtout sa personnalité.
« Le maréchal Foch ? Quel homme est-il ? » […]
« Que ce héros s’humanise, pour que nous puissions le comprendre, mieux étudier son exemple et le suivre », En écoutant le maréchal Foch, Charles Bugnet, Editions Grasset, 1929, Paris.
Les militaires, les familiers qui ont côtoyé le maréchal Foch souhaitent conserver une trace et ériger la personnalité en modèle : « Maintenant que le maréchal Foch a déposé son armure, nous pouvons l’approcher » (ibid.).

Son caractère, ses valeurs peuvent aujourd’hui inspirer le management.
Le commandement militaire va au-delà de l’obéissance pure, elle est riche de siècles de réflexions sur l’art de commander. Le soldat s’engage sur le champ de bataille, vers la mort. Il doit avoir confiance en l’officier qui le commande.
Foch est décrit comme un homme au cœur excellent, qui n’aime pas perdre son temps et les discours inutiles. Il est une référence morale et humaine pour ceux qui l’entourent.
On retrouve chez lui des items qui sont aujourd’hui des valeurs managériales : sa porte était toujours ouverte, il était à l’écoute de ses subordonnées. Franc, sincère, il met en avant la discipline mais aussi la capacité à penser, à imaginer. Foch conseille aux officiers d’animer leurs soldats, de les remonter sans les infantiliser.
Un chef véritable doit selon lui savoir « faire travailler » autour de lui. Il doit donner des directions nettes tout en montrant qu’il est présent et que l’on peut compter sur lui.
Ces qualités humaines apprises pendant son enfance puis à l’armée lui ont permis de jouer son rôle pendant la Grande Guerre.
« Les terribles responsabilités qu’il a assumées, avec quelles ressources morales a t’il pu les supporter sans faiblir ? » (Ibid.)