La scène représentée est l’affectueuse retrouvaille de Jésus ressuscité avec Marie-Madeleine qui le reconnaît dans la joie, l’artiste donne à Jésus une attitude raide et dominatrice devant une femme agenouillée comme devant un souverain.
Jésus et Marie-Madeleine, Noli me tangere
Théodore Van Thulden
Huile sur panneau
H. 65 cm ; L.76 cm
Don Achille Jubinal 1850
Inv.855.1.3
Cette oeuvre est attribuée à Théodore Van Thulden mais l’hypothèse d’une attribution à Jordaens n’est pas exclue.
L’Adoration des Mages du musée atteste de la finesse et de la délicatesse d’exécution. La composition de ce tableau est étudiée, les personnages abordent des poses élégantes et gracieuses. La facture de la toile est lisse et soignée, chaque détail est pensé et participe à la création d’un ensemble mesuré. C’est un peintre habile qui reste fidèle aux acquis maniéristes du derniers tiers du XVIe siècle à Anvers.
Adoration des Mages, Hendrick de Clerck (1570 – 1629)
Huile sur bois, 134,5 x 160 cm
Dépôt de l’Etat : D.955.7.1
Hendrick de Clerck fait son apprentissage probablement chez Marten de Vos, lui-même élève de Frans Floris à qui il succède en tant que chef de file de l’école anversoise. A Bruxelles le jeune peintre continue sa formation chez le maniériste Joos van Winghe qui influence sa palette chromatique. En 1587 sa présence est attestée à Rome, où il dessine des vues de la ville. De retour à Bruxelles, il devient membre de la guilde de Saint-Luc et entre au service de l’Archiduc Albert et son épouse Isabelle.
Après la reconquête d’Alexandre Farnèse en 1585 du sud des Pays-Bas, le besoin de rétablissement des décorations d’autels engendre une vaste campagne de création. Hendrick de Clerck se spécialise dans la peinture religieuse et réalise à partir de 1590 de nombreux retables pour les églises de la ville. L’Adoration des Mages du musée atteste de la finesse et de la délicatesse d’exécution. La composition de ce tableau est étudiée, les personnages abordent des poses élégantes et gracieuses. La facture de la toile est lisse et soignée, chaque détail est pensé et participe à la création d’un ensemble mesuré. C’est un peintre habile qui reste fidèle aux acquis maniéristes du derniers tiers du XVIe siècle à Anvers.
Hendrick de Clerck développe également un art de la peinture de cabinet à petites figures mythologiques qu’il réalise souvent en collaboration avec des artistes comme Jan Brueghel l’Ancien ou Hendrick van Balen.
C’est une peinture religieuse dans sa forme traditionnelle et fonctionnelle car c’est un triptyque avec la Vierge à l’enfant entourée de St-Jean l’Evangéliste et St- Jérôme.
Peter Cock (1502 – 1550)
La Vierge, l’Enfant, St- Jean l’Evangéliste et St- Jérôme
16e siècle 2/4, Huile/bois, triptyque, 39 x 12, 43,3 x 31 cm
Dépôt de l’Etat, Numéro d’inventaire : D.56.7.1.1-3
Ce tableau de Peter cock ( 1502- 1550) appartient à l’univers des Pays- Bas, fortement inspiré et encore enraciné dans la tradition de Van Eyck et Roger Van der Weyden, il nous montre un attachement plus grand aux scènes de la vie quotidienne et au paysage.
C’est une peinture religieuse dans sa forme traditionnelle et fonctionnelle car c’est un triptyque avec la Vierge à l’enfant entourée de St-Jean l’Evangéliste et St- Jérôme.
Cette oeuvre émouvante est attribuée à PONTORMO de son vrai nom Jacopo CARUCCI, peintre florentin appartenant au courant maniériste qui fut successivement l’élève de Léonard de Vinci, d’Albertinelli, de Piero di Cosimo et d’Andréa del Sarto.
Jacopo Carucci (1493 – 1557)
Christ aux liens
Huile sur bois, 86,6 x 64 cm
Don Achille Jubinal
Numéro d’inventaire : 855.4.6
Cette œuvre émouvante est attribuée à PONTORMO de son vrai nom Jacopo CARUCCI, peintre florentin appartenant au courant maniériste qui fut successivement l’élève de Léonard de Vinci, d’Albertinelli, de Piero di Cosimo et d’Andréa del Sarto.
Le traitement de ce tableau s’éloigne de l’art de la Renaissance, savant et optimiste: ici le Christ montre un visage tourmenté et appelle à une réelle compassion. L’artiste semble avoir peint son propre portrait comme en témoigne une étude pour la déposition de croix de Santa Felicita qui se trouve aujourd’hui aux Offices à Florence. Dans les deux visages, on retrouve la même mélancolie et la même noblesse.
Dans l’œuvre de Pontormo, les personnages sont en général étirés, on retrouve la sinuosité du dessin, l’imbrication des silhouettes, une impression de flottement dans l’espace, des contrastes entre des tons vifs et lumineux et des couleurs froides.
Son style rappelle celui du Michel-Ange de la Chapelle Sixtine. Pontormo s’attache à la personnalité des personnages et aux attitudes de ses modèles. Les représentations ont à la fois un caractère artificiel et tourmenté.
Protégé par les Médicis il a décoré la grande salle de la Villa Impériale de Poggio à Cariano et peint des cartons remarqués pour le cycle de tapisseries de l’Histoire de Joseph (1545-1549).
Ses portraits de l’ancien Côme de Médicis (1518) après la mort de celui-ci, d’Alexandre de Médicis (vers 1525)et du Prince Cosimo 1er sont très attachants.
Benvenuto Tisi (1481 Garofalo – 1559)
Vierge à l’enfant, XVIe siècle
Huile sur bois, 37,3 x 29, 7 cm, Don Jubinal
Numéro d’inventaire : 855.3.9
Benvenuto Tisi ou Il Garofalo, né en 1481 à Garofalo près de Ferrare en Italie, mort le 6 septembre 1559, est un peintre maniériste italien de l’école de Ferrare. Il commença par être attaché à la cour du duc d’Este. Cet artiste a peint près d’une centaine de tableaux mettant en scène une femme et un bébé, essentiellement des vierges à l’enfant.
Il se lia à Rome avec Michel- Ange, et particulièrement avec Raphaël qu’il imita si bien dans ses tableaux Vierge et l’Enfant que l’on a souvent été attribués à ce grand maître. Par allusion à son surnom, Garofalo, qui dérive de « garofano » (œillet en italien), a peint un œillet sur ses œuvres originales.
Le tableau du musée a été identifié en 1953 par Michel Laclotte qui fut conservateur au Louvre et au musée d’Orsay.




