AccueilCommercesDemande de débit de boissons permanent – Licences professionnelles
Demande de débit de boissons permanent – Licences professionnelles
Définition
Les débits de boissons sont classés en trois grands types d’établissements en fonction de l’activité commerciale exercée :
les débits de boissons à consommer sur place (cafés, discothèques)
les restaurants (les boissons sont vendues uniquement à l’occasion des repas)
les débits de boissons à emporter (les boissons sont vendues à emporter: supermarchés, épiceries, cavistes..)
La livraison à domicile est considérée comme de la vente à emporter.
Classement des groupes de boissons
Les différentes boissons sont classées en cinq groupes :
1er groupe : Boissons sans alcool
2ème groupe : Supprimé par l’ordonnance n°2015-1682 du 17 décembre 2015
3ème groupe : Boissons fermentées non distillées : vins, bières, cidres, poirés, hydromel, vins doux naturels, crèmes de cassis et jus de fruits ou de légumes fermentés comportant de 1, 2 à 3 degrés d’alcool, vins de liqueurs, apéritifs à base de vins et liqueurs de fraises, framboises, cassis ou cerises, ne titrant pas plus de 18 degrés d’alcool pur
4ème groupe : Rhums, tafias, alcools provenant de la distillation des vins, cidres, poirés ou fruits et ne supportant aucune addition d’essence
5ème groupe : Toutes les autres boissons alcooliques.
Attention : Distributeurs de boissons
La distribution de boissons alcoolisées par un distributeur automatique est interdite. Mais la distribution de boissons non alcoolisées par un appareil automatique permettant la consommation immédiate est autorisée et est considérée comme une vente à consommer sur place.
Tableau des catégories de licences
Différents types de licences selon la catégorie et les établissements
A consommer sur place
Catégorie
Groupe 3
Groupes 4 & 5
Licence III
x
Licence IV
x
x
Restaurant
Catégorie
Groupe 3
Groupes 4 & 5
Petite licence restaurant
x
Licence restaurant
x
x
A emporter
Catégorie
Groupe 3
Groupes 4 & 5
Petite licence à emporter
x
Licence à emporter
x
x
À savoir
La vente de boissons sans alcool est libre dans tous les débits de boissons.
Il est interdit aux marchands ambulants de vendre au détail, soit pour consommer sur place, soit pour emporter, des boissons des 4e et 5e groupes.
La vente à crédit des boissons alcoolisées vendues au détail est interdite.
Licences de restaurant
Si le restaurateur vend des boissons alcoolisées uniquement à l’occasion des repas, et comme accessoire à la nourriture, il doit être titulaire d’une licence de restaurant.
Si la vente d’alcool a lieu aussi en dehors des repas (bar-restaurant), il doit être titulaire d’une licence de débit de boissons à consommer sur place.
Il est alors inutile de cumuler les deux licences : celle à consommer sur place autorise le service d’alcool, pour la catégorie de boissons correspondante, dans le cadre d’une activité de restauration.
Les établissements possédant une licence de restaurant ou de débit de boissons à consommer sur place peuvent vendre à emporter les boissons autorisées par leur licence.
Conditions
1 – Nationalité : il n’y a pas de condition de nationalité requise pour l’obtention d’une licence de débit de boissons (restaurant ou à consommer sur place).
2 – Incapacités du débitant :
Pour obtenir une licence de débit de boissons, il faut :
être majeur ou mineur émancipé ;
ne pas être sous tutelle ;
ne pas avoir été condamné à certaines peines notamment pour une infraction pénale ou proxénétisme (interdiction définitive), ou pour vol, escroquerie, abus de confiance (l’incapacité peut être levée au bout de 5 ans).
Obtention de la licence
Pour obtenir une licence de débit de boissons à consommer sur place ou de restaurant, il faut à la fois détenir un permis d’exploitation, délivré après une formation spécifique, et effectuer une déclaration préalable, auprès de la Mairie concernée.
Pour de la vente de nuit entre 22h00 et 08h00 du matin un permis d’exploitation spécifique à la vente d’alcool à emporter la nuit est obligatoire (licence à emporter).
Permis d’exploitation
Il est délivré par l’organisme de formation agréé, qui a réalisé la formation spécifique obligatoire pour l’exploitation d’un débit de boissons à consommer sur place ou d’un restaurant (liste des organismes de formation téléchargeable en bas de page).
Cette formation spécifique porte notamment sur la prévention et la lutte contre l’alcoolisme, la protection de mineurs et la répression de l’ivresse publique, la législation des stupéfiants, la lutte contre le bruit et les principes de la responsabilité civile et pénale…
Ce permis est valable 10 ans.
Déclaration préalable en mairie
La déclaration administrative doit être effectuée pour les restaurants et les établissements vendant de l’alcool, au moins 15 jours avant :
l’ouverture d’un nouvel établissement
la mutation, en cas de changement de propriétaire ou de gérant
la translation, en cas de changement de lieu d’exploitation, que ce soit dans la même ville ou non.
Dans le cas d’une mutation suite à un décès, le délai de déclaration est d’1 mois.
Lors de la déclaration préalable, l’exploitant se voit remettre un récépissé, lui permettant de justifier sa possession de la licence, même s’il ne comporte pas de garantie du droit d’exploiter un débit, ni de la validité du titre de propriétaire ou de gérant.
Transfert de la licence
Un débit de boissons peut être transféré dans la région où il est situé. En cas de déménagement hors de la commune où il était établi, l’exploitant doit demander l’autorisation de transfert au préfet du département où doit être transféré le débit.
Dans le cadre de l’instruction de la demande, le préfet doit obligatoirement consulter le maire de la commune d’origine et celui de la commune où le débit de boissons va être installé. Toutefois, leur avis ne lie pas le préfet, à qui appartient la décision d’autoriser ou non le transfert.
En cas de refus, cette décision prend la forme d’un arrêté qui doit indiquer les motifs de ce refus, ainsi que les délais et voies de recours.
En l’absence de réponse dans les 2 mois, le transfert est considéré comme accepté.
Un débit de boissons qui a cessé d’exister depuis plus de 5 ans est considéré comme supprimé et ne peut plus être transmis.
Toutefois, ce délai est suspendu, en cas de liquidation judiciaire ou en de fermeture provisoire prononcée par l’autorité judiciaire ou administrative.
Lorsqu’une décision de justice a prononcé la fermeture définitive d’un débit de boissons, la licence de l’établissement est annulée.
Pour une demande d’un débit de boissons permanent, vous devez remplir le Cerfa ci-dessous.
Fiche pratique
Exploitation d'un bureau de tabac
Vérifié le 01 janvier 2022 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
L'exploitation d'un débit de tabac ordinaire permanent est soumise à une réglementation en matière d'agencement, de lutte contre le tabagisme, d'obligations fiscales et de crédits.
il est interdit de vendre du tabac dans un distributeur automatique ou à distance (internet ou correspondance).
Un bureau de tabac doit afficher les 2 enseignes suivantes :
Enseigne traditionnelle appelée carotte. Elle est représentée par un losange, soit rouge, soit tricolore de couleurs bleu blanc rouge. Elle doit respecter les modèles déposés à l'Inpi. Elle doit être fixée à l'extérieur du bureau de tabac et comporter la seule mention tabac. Elle peut être munie d'un dispositif d'éclairage non clignotant.
Enseigne commerciale collée en façade du bureau de tabac. Le seul mot tabac peut y être inscrit. Le nom de l'établissement et la représentation de la carotte peuvent aussi y être inscrits.
Une pré-enseigne (facultative) peut signaler la proximité d'un bureau de tabac. Elle comporte exclusivement la mention tabac ou débit de tabac.
Outil de recherche Rechercher en ligne des modèles et dessins déposés par l'Inpi
Horaires d'ouverture et congés hebdomadaire
La fermeture hebdomadaire est facultative.
Elle est décidée par le gérant.
Elle ne doit pas dépasser 2 jours, consécutifs ou non.
Un débit de tabac peut être ouvert le dimanche sans autorisation préalable.
Le buraliste fixe les horaires d'ouverture journaliers du bureau de tabac.
Le commerce associé au débit (presse ou bar, notamment) ne peut pas être ouvert si le tabac est fermé.
Congés annuels
Les congés annuels sont de 6 semaines maximum.
Ils ne doivent pas dépasser 4 semaines consécutives.
Le gérant doit en informer avant les services douaniers.
Un buraliste peut proposer à ses clients le paiement des impôts, amendes ou factures dans le bureau de tabac.
Exemple
Paiement de la taxe d'habitation, de la taxe foncière, amende de sécurité routière, factures liées à un service public (cantine, crèche, hôpital...)
Attention :
une formation est obligatoire pour le buraliste avant de pouvoir proposer ce service.
Moyens de paiement autorisés
Attention :
les règlements par chèque ne sont pas acceptés.
Impôts
Factures (type crèche, cantine, hôpital)
Le client doit payer soit en espèces soit par carte bancaire.
Le montant maximum autorisé est de 300 €.
Le client doit régler soit en espèces, soit par carte bancaire.
En espèces, le montant maximum est de 300 €.
Par carte bancaire tout paiement sans limite de montant est accepté.
Le buraliste touche une commission de l’État de 1,5 € pour chaque encaissement effectué.
À noter
le buraliste n'a pas accès aux informations personnelles des usagers sur leur impôts.
Le buraliste ne doit pas vendre ou offrir du tabac à un jeune mineur (moins de 18 ans).
Tous les produits du tabac ou de vapotage sont concernés y compris les feuilles et les filtres (cigarettes, tabac à rouler, tabac à narguilé, tabac à pipe, cigares, cigarillos, etc.).
Une affiche doit être visible à l'intérieur du bureau de tabac pour rappeler l'interdiction de vente aux mineurs.
En cas de doute sur l'âge, le vendeur a le droit de refuser la vente.
C'est au client de prouver qu'il est majeur en montrant une pièce d'identité (avec photographie). Exemples : Carte nationale d'identité, passeport, carte de lycéen ou d'étudiant, permis de conduire, carte de réduction pour les transports publics.
Le buraliste risque une amende de 135 € s'il ne respecte pas cette interdiction.
Le buraliste peut payer ses commandes de tabac soit en totalité à la livraison soit à crédit.
Le crédit auprès d'un fournisseur est possible seulement si le buraliste possède une caution solidaire agréée.
Formulaire Tabacs et alcools : acte de cautionnement
Crédit à la livraison : le buraliste paye la commande lors de la livraison suivante et au plus tard dans les 30 jours
Crédit de stock : le buraliste a un crédit permanent égal à 60 % du montant moyen de ses livraisons à crédit réalisées l'année précédente
Crédit saisonnier : il est possible uniquement quand le buraliste a déjà un autre crédit. La valeur totale des livraisons reçues pendant 4 mois consécutifs doit être supérieure ou égale à celle des livraisons des 8 autres mois de cette même année.
Exemple
Crédit saisonnier : si un buraliste commande pour 10 000 € de tabac entre janvier et avril 2021, la totalité de ses commandes entre mai et décembre 2021 ne doit pas dépasser 10 000 €.
Le buraliste doit adresser au fournisseur une demande de crédit et une attestation de la caution agréée. Il doit préciser les types de crédits concernés.
Il doit fournir ces documents 48 heures minimum avant la commande.
Le tabac vendu par un buraliste est soumis à une fiscalité en fonction du prix de vente au détail.
Elle comprend 2 taxes :
Droit de consommation sur les tabacs (DCT)
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Droit de consommation sur les tabacs (DCT)
Le DCT comporte une part liée à chaque type de produit et une part proportionnelle au prix de vente au détail.
Les taux du DCT varient selon la catégorie de produits :
Taux proportionnel et taux spécifique
Type de produits
Taux proportionnel (France continentale)
Taux spécifique (France continentale)
Taux proportionnel
(Corse)
Taux spécifique
(Corse)
Cigarettes
55 %
63,5 €
48,8 %
47,6 €
Cigares et cigarillos
36,3 %
48,6 €
25,5 %
45,4 €
Tabac à rouler
49,1 %
83,3 €
35,2 %
58,3 €
Autres tabacs à fumer
51,4 %
31,3 €
40,8 %
17,5 €
Exemple
Cigarettes en France continentale : pour 1 000 cigarettes vendues à 400 €, le DCT est de 283,5 €, composé d'une part proportionnelle de 220 € (400 x 55 % ) et d'une part spécifique de 63,5 €.
À noter
ce sont les fournisseurs agréés qui collectent cette taxe.
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Les ventes faites par les débitants de tabacs et les remises qui leur sont allouées ne sont pas soumises à la TVA.
Le taux de la TVA, diteTVA en dedans, est de 16,66 % du prix de vente au détail (comprise dans le prix).
Tout gérant d'un débit de tabac exerçant en France continentale obtient une remise de 10,04 % pour la vente au détail de toutes les catégories de tabac (12,550 % en Corse).
À noter
un buraliste autorisé à majorer le prix de vente du tabac avec un supplément pour rémunération, doit appliquer la TVA au taux normal de 20 % à ce supplément. Le fournisseur collecte cette taxe.
Fermeture provisoire
Un bureau de tabac peut être fermé provisoirement.
C'est la direction régionale des douanes qui le décide.
Cette fermeture intervient dans les cas suivants :
Indisponibilité du gérant pour raison de santé
Interruption involontaire de l'activité (sinistre, inondation ou incendie)
Travaux dans le local commercial de plus d'1 mois empêchant l'activité normale du commerce
Décès ou incapacité du gérant (non suivie d'une gérance provisoire)
Démission suite à une indemnité de fin d'activité
Mise en liquidation judiciaire du fonds de commerce rattaché au bureau de tabac
Procédure pénale à l'encontre du gérant pour des faits reprochés dans le cadre de son activité commerciale.
La fermeture provisoire est limitée à 1 an dans les 5 premiers cas.
Dans les 2 dernières situations, la limite est fixée au cas par cas.
Le buraliste a le droit de présenter ses observations avant l'application de la fermeture provisoire.
Fermeture définitive
Le directeur régional des douanes peut décider la fermeture définitive d'un bureau de tabac pour l'une des raisons suivantes :
Démission du gérant sans présentation de successeur
Décès du gérant en l'absence d'héritier
Résiliation du contrat de gérance
Impossibilité de reprendre un fonctionnement normal après une fermeture provisoire
Fin de la période de fermeture provisoire après démission
Succession
Le buraliste peut présenter un successeur à l'administration douanière quand il vend le fonds de commerce auquel le bureau de tabac est rattaché.
En cas de résiliation ou de non-renouvellement du contrat de gérance, le buraliste n'a pas automatiquement l'autorisation de présenter un successeur.
À savoir
un débit de tabac ne peut jamais faire l'objet d'une cession.
Suppléance
Le buraliste peut désigner un suppléant qui l'assiste pour les tâches liées à la vente de tabac.
Il peut désigner le suppléant parmi l'une ou l'autre des catégories suivantes :
Époux, partenaire de Pacs, concubin (dans le cas d'une exploitation individuelle)